Chapelle Saint-Vorles à Plaines :
La chapelle est située au milieu du village. D’après la tradition, c’est en ce lieu que le saint sauva un enfant des flammes. C’est donc en fait une maison ordinaire qui a été transformée en chapelle.
D’ailleurs, si elle possède bien un petit clocher surmonté d’une croix datée 1707 complétée d’une fleur de lys et coiffée d’un coq, on remarque une porte latérale ordinaire ainsi qu’un soupirail de cave. Le portail présente un plein cintre clavé; les baies sont en anse de panier.
Représentations et Patrimoine :
Plusieurs statues, sculptures, peintures et vitraux représentent le Saint homme dans la région (Châtillon-sur-Seine, Marcenay, Dijon, Bouilly, Chaource, Coussegrey, Villemorien…). Les pièces principales sont :
- Une statue en pierre dans l’église de Chaource (XVIe siècle).
- Un panneau en bois sculpté (XVIIe siècle) à l’église de Villemorien.
- Un vitrail en l’église de Plaines. Une statue en bois dans la chapelle. « La maison de Dieu au milieu des maisons pour les hommes. »
Saint-Vorles : La Vie et les Miracles de Saint-Vorles
Vorles naquit au VIe siècle dans le Châtillonnais. Il fut prêtre de la paroisse de Marcenay en Côte d’Or. Sa grande particularité reste sa faculté de bilocation ou d’ubiquité, c’est-à-dire le pouvoir de se trouver en deux endroits en même temps.
Le miracle le plus célèbre raconte qu’un jour, en pleine messe, il s’immobilisa pendant près d’une heure. Il expliqua ensuite au roi Gontran qu’il s’était « transporté » à Plaines, à trois lieues de là, pour sauver un enfant d’une maison en flammes. Le Roi, après enquête, fut convaincu de la véracité des faits.
Selon la tradition, Vorles meurt le 16 juin 591.
Piété Populaire et Protections :
- Ce Saint modeste a suscité une très forte piété populaire. On l’invoquait pour divers maux :
- Contre la guerre, la famine, la peste et l’infirmité.
- Pour exorciser les grandes peurs liées aux épidémies.
- Pour conjurer les aléas climatiques du quotidien comme la pluie, la sécheresse ou la gelée.
- Le 16 juin 1832 marqua la dernière grande procession contre le choléra, qui avait fait trente-six victimes dans la commune.
Un pèlerinage annuel se déroulait également à la mi-juin.
L’Intérieur de la Chapelle.
L’habitation du Saint est aujourd’hui en parfait état, entretenue et fleurie par une voisine dévouée. L’intérieur est particulièrement soigné et contient plusieurs représentations du prêtre sauvant l’enfant : Une statue.Un panneau en bois peint.
Document, issu du Guide de l’Aube Mystérieuse: Plaines : « Feu mis par le diable »
Au VIe siècle, les habitants de Plaines devaient se rendre à Mussy pour assister aux offices. Un dimanche, une famille laissa son nouveau-né seul à la maison pour aller à la messe. Le « Malin » en profita pour mettre le feu à l’habitation.
Le Miracle de Saint Vorles
Alors que la maison était en flammes, Saint Vorles apparut au milieu du brasier : Il pénétra dans la maison et en sortit l’enfant sain et sauf pour le remettre à ses parents.Il commanda aux flammes de s’apaiser avant de disparaître mystérieusement.
Le Phénomène de Bilocation :
Au moment précis de l’incendie, le Saint célébrait la messe à Marcenay (à trois lieues de là) devant le Roi Gontran. Averti par Dieu du danger, il resta immobile et figé pendant au moins une heure après l’Évangile. Par un phénomène de bilocation, il se trouvait simultanément dans sa paroisse et à Plaines.
En reconnaissance, les habitants construisirent un oratoire sur l’emplacement même de la maison incendiée.
Autres Mentions du Document :
- Patrimoine à Chaource
Une sculpture contre un pilier de l’église de Chaource représente Saint Vorles sauvant l’enfant des flammes. - Piney et la légende de la mère Lusaine. La maison de Luxembourg à Piney prétendait descendre des Lusignans. La légende raconte que la « mère Lusaine » sortait d’une cheminée du château sous la forme d’une femme blanche en poussant des cris aigus. La maison de Mme Jacquot à Piney était un ancien rendez-vous de chasse acquis en 1607.
- Plancy et Nicolas Forjot : Nicolas Forjot, fils d’un maréchal-ferrant de Plancy, devint abbé du monastère Saint-Loup de Troyes.
Malgré ses privilèges d’officier pontifical, il restait fidèle à ses origines modestes, rappelant avec humour que son père « forgeait » pour les chevaux.







