Plaines-Saint-Lange. Après la restauration du lavoir, la commune de 266 habitants poursuit la mise en valeur de ce secteur situé en bord de Seine. Un projet d’ensemble qui a dû composer avec la présence de la renouée du Japon.
Soigner le cadre de vie de Plaines-Saint-Lange est une priorité de la municipalité. L’aménagement de la parcelle voisine du lavoir doit offrir à la population un espace plus accueillant, avec stationnement, terrain de pétanque et aménagements paysagers.
Le projet a mûri au fil des années. Tout a commencé par la restauration du lavoir, réalisée en 2021 et 2022. Ce bâtiment, témoin de la vie d’autrefois, a retrouvé une nouvelle jeunesse. Restait à imaginer ce que deviendrait la parcelle voisine, acquise par la commune après l’incendie d’une ancienne ferme qui s’y trouvait. « Petit à petit, le projet s’est affiné pour faire un ensemble global, pour que ce soit plus accueillant pour le public », explique Christophe Gavazzi, maire de Plaines-Saint-Lange.
L’idée est de valoriser les abords du lavoir en créant un lieu agréable où les habitants pourront se retrouver et les promeneurs faire une halte. Un terrain de pétanque a déjà été aménagé et des places de stationnement sont prévues. Des espaces paysagers viendront compléter l’ensemble, avec la possibilité de faire évoluer les aménagements au fil du temps.
La renouée du Japon, un obstacle de taille
La municipalité souhaite toutefois maîtriser les dépenses. « Il y a quand même de la surface », souligne le maire, qui entend trouver un équilibre entre l’amélioration du cadre de vie et les capacités financières de la commune.
Mais entre les premiers plans et le début des travaux, un problème est venu compliquer le calendrier : la présence de la renouée du Japon. Cette plante invasive, particulièrement difficile à éliminer, avait colonisé une partie du terrain. Avant d’engager l’aménagement, il fallait donc trouver une solution pour limiter sa propagation.
Une première tentative avait consisté à recouvrir la zone de grandes bâches noires pendant trois ans. Si cette méthode avait permis de freiner la plante, elle n’avait pas suffi à l’éradiquer. « Dès que la bâche était crevée ou qu’elle bougeait avec le vent, quinze jours après, il y avait des feuilles qui ressortaient », se souvient Christophe Gavazzi.
Face à cette résistance, la commune a finalement opté pour une solution plus classique, reposant sur un décaissement important, de l’ordre de 50 à 60 centimètres, avant de recouvrir les secteurs concernés de béton ou d’enrobé. L’objectif est de confiner les rhizomes sous une surface imperméabilisée afin de bloquer autant que possible la repousse. Cette technique ne garantit toutefois pas une disparition définitive de la plante, qui pourrait réapparaître à proximité. La municipalité reste donc consciente du risque.
Un aménagement pensé dans la durée
La présence de la renouée explique en partie la place importante accordée aux surfaces minérales dans le nouvel aménagement. Un choix qui peut surprendre, mais qui répond à une contrainte bien précise : limiter la progression de cette espèce envahissante tout en permettant à la commune de concrétiser son projet.
Le chantier, désormais engagé, est réalisé par l’entreprise Dossot, de Virey-sous-Bar. Il marque une nouvelle étape dans la transformation des abords du lavoir, quelques années après la restauration du bâtiment.
À terme, ce secteur de Plaines-Saint-Lange devrait offrir un espace plus fonctionnel et convivial, associant stationnement, loisirs et végétation. La municipalité espère ainsi donner une nouvelle vocation à cette parcelle, en prolongeant la mise en valeur du patrimoine communal par un aménagement adapté aux usages d’aujourd’hui.






